LA “CRISE” SELON LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

« Il est appréciable que le peuple ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » - Henry FORD

• • • • • • • • • •

Halte à la désinformation en bande organisée !

Rares étant les propriétaires enclins à brader leur patrimoine, il serait plus rationnel de distinguer la dévalorisation ponctuelle affectant certaines bicoques mal situées, en piteux état ou dont la vente revêt un caractère impérieux, de l’ensemble des biens qui ne trouvent pas preneur… faute d’acquéreurs dignes de ce nom (ce qui exclut de facto les inévitables rapiats et affairistes mal intentionnés, à l’affût du moindre fléchissement économique pour surgir des égouts où ils croupissent avec l’objectif avoué de tout accaparer à vil prix).

Suivant d’ailleurs une sinusoïdale propre à tout bien monnayable, l’immobilier présente l’avantage incomparable — à l’inverse des valeurs boursières, virtuelles et volatiles par nature, et qu’il convient d’autant plus de fuir en période de crise — de sécuriser son patrimoine en se prémunissant du racket étatique à la sauce chypriote, mais aussi de pouvoir dégager un revenu locatif confortable en disposant, quoi qu’il advienne, d’un toit au-dessus de sa tête !

Que le marché soit provisoirement figé, certes ! puisque chacun campe sur ses positions. Mais confondre le ralentissement passager du volume des transactions avec l’effondrement fantasmé des prix de l’immobilier trahit soit une “analyse” journalistique(10) bâclée, soit une volonté sournoise de désinformer le public en vue de susciter un mouvement de panique propice à ruiner la Nation.

Ravivant en outre insidieusement la lutte des classes, il est déplorable que ce genre d’article s’acharne à stigmatiser les propriétaires particuliers, dont le seul “tort” tient au fait de s’être lourdement endettés et d’être pris en otage par les effets pervers d’une crise économique factice imputable au Nouvel Ordre Mondial(11)(12)(13)(14) — conjuration esclavagiste à l’origine de tous les maux, dont l’un des objectifs vise précisément à dépouiller puis anéantir la classe moyenne, c.-à-d. le moteur même de notre Société.

Quant aux sempiternels propagateurs de fausses rumeurs, obsédés par un hypothétique “éclatement de la bulle immobilière” comme d’autres par la fin du Monde, songent-ils seulement aux conséquences que leurs discours fielleux et revanchard, faisant systématiquement l’apologie de la spoliation d’autrui, du marchandage sordide et de la plus répugnante mesquinerie, sont susceptibles de provoquer ?

Et quid du jour où ces apprentis détrousseurs seront, à leur tour, confrontés à l’éventualité de sacrifier leur propriété familiale faute d’acquéreur décent ?! — sous réserve, s’entend, que de pareils individus, assistés vocationnels et bobos collectivistes pour la plupart, se donnent jamais les moyens de quitter le caniveau de leurs logements sociaux pour constituer un patrimoine transmissible aux rejetons dépourvus d’éthique et de savoir-vivre qu’ils infligent à la Société.

« L’argent n’a pas de patrie. Les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » - Napoléon Ier

• • • • • • • • • •

Parabole satirique inspirée du documentaire “L’Argent Dette”

Comment se peut-il que, près d’un siècle après son élaboration par Charles PONZI, l’escroquerie pyramidale éponyme continue de prospérer ?

Tout simplement parce que les banques et les caisses de retraite fonctionnent selon le même schéma !

De fait, outre l’appât du lucre et la naïveté qui caractérisent toujours les victimes, le piège réside dans sa parfaite similitude avec le système bancaire officiel, qui vampirise impunément nos économies moribondes et dont le fonds de commerce repose sur l’art de jongler avec l’argent des uns pour rembourser (le moins possible) celui des autres.

À cet égard, l’excellent documentaire “L’Argent Dette”, réalisé par Paul GRIGNON, vous procurera l’ineffable satisfaction de percer à jour le jeu retors auquel s’adonnent vos interlocuteurs financiers habituels.

Dès lors, prenant conscience du fait que, sans le secours permanent des multiples crédits à la consommation qu’il vous incite à souscrire, le système bancaire tout entier imploserait, vous cesserez de vous humilier à solliciter le moindre découvert et exigerez plutôt, en votre incontestable qualité de soutien actif d’un système certes immoral mais étonnamment légal, que votre banque finance vos projets les plus dispendieux, voire les plus fantaisistes, sans jamais regimber ni omettre de vous témoigner la gratitude et la considération qui vous reviennent de droit.

Quant au remboursement de votre “dette”, c’est-à-dire l’argent quasi-fictif que cet emprunt aura permis de créer ex nihilo, sachez faire preuve d’inventivité en organisant l’insolvabilité de bon aloi qui vous offrira la jubilation supplémentaire de revendiquer haut et fort votre glorieux statut de « victime irresponsable d’un système pourri » — attitude furieusement tendance, et toujours valorisante pour qui s’en prévaut lors des dîners en ville.

NOTA : CETTE PARABOLE SATIRIQUE NE SAURAIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME UNE INCITATION À SE SURENDETTER NI TRANSGRESSER LA LOI !

• • • • • • • • • •

« Les caisses sont vides ?! Qu’importe ! Le bon peuple y pourvoira... »

Alors qu’entre 2008 et 2011, les contribuables européens ont déjà consacré plus de 4,5 trillions d’euros (soit un tiers du PIB de l’Union Européenne) au sauvetage des banques, le Boston Consulting Group estime qu’imposer une taxe de 30% sur tous les actifs serait à présent la seule façon de sortir de la crise de l’euro...

Et selon certains économistes, il n’y aurait d’autre solution que de ponctionner l’argent là où il est le plus aisé de se servir : à savoir sur les comptes des épargnants !

Agents immobiliers, Parasites, Menteurs, Voleurs, Escrocs #TAPINIMMO #PILORIMMO

Lorsqu’il s’agit d’obteniren plein marasme économiquel’annulation d’une dette de TROIS MILLIARDS d’euros d’un simple trait de plume, certains potentats africains s’y entendent mieux que quiconque (largesse ô combien scandaleuse que les contribuables français n’ont pas même eu la vaillance de contester) !

« On pardonne à un enfant d’avoir peur de l’obscurité. La vraie tragédie, c’est lorsqu’un adulte a peur de la lumière. » - Platon

• • • • • • • • • •

“Is fecit, cui prodest”

Voilà qu’après avoir usé des expédients les plus honteux pour fourvoyer et rançonner leur trop naïve clientèle des décennies durant, certains agents immobiliers (sans doute plus éprouvés par leur sale réputation que par la crise économique factice imputable au Nouvel Ordre Mondial) se hasardent aux confins de la schizophrénie(20) dans le vain espoir de se refaire une virginité.

Quelle pitoyable tartufferie !

Agents immobiliers, Parasites, Menteurs, Voleurs, Escrocs #TAPINIMMO #PILORIMMO

« Certaines personnes tombent un jour ou l’autre sur la vérité ; la plupart d’entre-elles se relèvent et passent leur chemin. » - Winston CHURCHILL

• • • • • • • • • •

Propriétaires immobiliers : bientôt tous piégés ?

Agents immobiliers, Parasites, Menteurs, Voleurs, Escrocs #TAPINIMMO #PILORIMMO

France Stratégie : lorsque les néo-bolcheviks rattachés au cabinet du Premier ministre ourdissent l’abolition de la propriété privée

La semaine dernière, une polémique éclatait au sujet d’une note portant sur la résorption de la dette publique des pays européens. À l’origine de cette note, France Stratégie, un “laboratoire d’idées” rattaché au cabinet du Premier ministre.

Tout d’abord, qu’est-ce que France Stratégie ?

Selon les données du comité d’évaluation de France Stratégie, le “laboratoire d’idées” dispose d’une centaine d’agents et d’un budget de l’ordre de 15 millions d’euros.

Jusqu’à l’an dernier, ledit laboratoire était dirigé par l’économiste Jean PISANI-FERRY, qui a modelé le programme d’Emmanuel MACRON et aujourd’hui responsable du plan d’investissement du gouvernement. Depuis janvier 2017, le commissaire général de France Stratégie est Michel YAHIEL, ancien conseiller social de François HOLLANDE.

Les publications de France Stratégie indiquent toutes que les opinions exprimées n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas la position du gouvernement. Pourtant, il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’institutions étatiques et politiques évoluent dans les mêmes sphères et que l’entre-soi, sans être systématique, est une pratique des plus courantes. On voit mal comment une institution financée par l’État pourrait se réclamer d’une objectivité à toute épreuve.

De plus, une idée n’est jamais totalement innocente et, si certaines propositions paraissent radicales, la tactique employée est bien rodée. D’abord, émettre une idée choc avant de faire accepter une mesure, plus douce en apparence, qui aurait été rejetée si elle avait été proposée sans choquer, au préalable, l’opinion publique.

L’idée du siècle : taxer le foncier afin de rembourser la dette publique !

Dans la note à l’origine de cette polémique, une des idées développées est la suivante :

« Les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien ».

La logique d’un tel raisonnement est particulièrement choquante :

1. La spoliation des propriétés privées ;
2. Une fois « copropriétaire », l’État ne partage pas les frais de la propriété ;
3. Vous devez payer une rente annuelle à votre nouveau « copropriétaire » ;
4. Si vous ne payez pas, la part de votre « copropriétaire » augmente chaque année ;
5. Si vous ne payez jamais, votre « copropriétaire » se paye à la revente ou lors d’un héritage
[déjà grevé de droits successoraux confiscatoires..., NDLR].

Cette technique ressemble à s’y méprendre à celle utilisée par la maffia pour s’approprier le bien d’autrui.

Matignon voit rouge

Matignon a très peu apprécié cette note, au moment où la réforme de l’ISF amène à qualifier Emmanuel MACRON de président des riches.

Cette note est décrite comme « irréaliste » par Matignon et, comme le précise cet article de BFM TV, une source dans l’entourage du Premier ministre dit ceci : « France Stratégie a pris l’habitude de publier des idées irréalistes, sans aucune impulsion politique ». Avant de poursuivre : « Nous allons annoncer vendredi qu’ils sont mis à la disposition du Délégué à la Transformation Publique, pour travailler sur nos réformes plutôt que sur des idées farfelues ».

Pourquoi financer des think tanks, des comités Théodule, des “laboratoires d’idées” et autres cercles de réflexion si l’État n’y trouve pas son compte ? Pourquoi ne pas les supprimer si leurs idées sont irréalistes, farfelues et sans aucune impulsion politique ?

La colère de Matignon est sans doute mal interprétée

On pourrait penser que cette note provoque l’ire de Matignon à cause de l’idée développée : un nouvel impôt pesant sur la propriété immobilière. N’oublions pas que cette institution avait déjà fait parler d’elle en décembre 2016 au sujet de la création d’un loyer fictif pour les propriétaires [alors que lesdits propriétaires sont déjà confrontés à une taxe foncière augmentant (+ 14,7 % depuis 2010) trois fois plus vite que l’inflation, outre les droits de mutation exorbitants que rafle l’État sur chaque transaction, NDLR].

Mais cette colère prend peut-être sa source dans le fait que cette note a été très mal accueillie par certains pays européens. Selon le site L’Opinion, l’Allemagne s’est alarmée de cette nouvelle idée.

Emmanuel MACRON peine à convaincre en France. Les réformes à tout crin, sur tous les sujets, donnent le tournis. Tout est annoncé à grand renfort de communication et les explications, les détails, l’application des mesures sont à chaque fois repoussés aux calendes grecques. La seule chose qui semble compter pour ce gouvernement, c’est le packaging, que la communication soit jolie. Une belle réclame en quelque sorte. On nous vend Emmanuel MACRON, la forme, jamais le fond.

L’aura internationale du président MACRON est survendue par les médias qui soutiennent, sans rire, qu’Emmanuel MACRON joue dans la même cour que Donald TRUMP ou Vladimir POUTINE. Or, à peine cinq mois après son élection, voilà que l’Allemagne se plaint des idées développées dans cette note… Disons-le franchement : cela fait grain de sable dans la belle machine marketing du team MACRON. Si même sa prétendue aura internationale est écornée, que lui reste-il ?

Le fond du problème

La note stipule « la forte progression du patrimoine des ménages, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement ».

Cette mesure, qualifiée d’irréaliste, ne l’est peut-être pas tant que cela finalement. Depuis plusieurs années, les cercles de réflexion, plus ou moins proches du pouvoir, diffusent des idées en vue de taxer l’immobilier. Il y a eu l’idée du loyer fictif, nous voici au stade de la spoliation pure et dure. Si les gouvernements se défendent de vouloir appliquer de telles mesures, il ne faut pas non plus être dupe et les croire sur parole.

L’immobilier semble suivre un plan bien huilé en 5 phases :

1. Inciter à l’achat à coups de facilités fiscales, de taux et de PTZ toujours plus attractifs ;
2. Doper les incitations à l’achat en créant une bulle immobilière maintenue artificiellement ;
3. Motiver les ménages à transformer leur patrimoine en tout immobilier en rendant les autres placements moins intéressants, plus risqués sur le papier ;
4. Supprimer la taxe d’habitation pour mieux faire accepter l’ISF immobilier ;
5. Piéger les propriétaires immobiliers une fois qu’ils sont coincés dans une logique de crédits très long terme et de pierre, peu liquide par nature.

Nous en sommes à la phase 4. Pour mieux préparer le piège, la technique du contrefeu est utilisée. On nous promet la suppression de la taxe d’habitation, ce qui focalise l’attention sur cette mesure. Pendant ce temps, des notes comme celle de France Stratégie préparent le terrain de la phase 5.

Et tout le monde est concerné, y compris les entreprises. Car la spoliation concerne les ménages comme les entreprises. C’est mentionné au renvoi 10 de la page 9. Sans doute pour améliorer la compétitivité des entreprises… L’information aurait-elle échappé à la vigilance de Monsieur GATTAZ ?

Cette stratégie n’est pas sans rappeler le scandale du diesel. Durant des décennies, l’État a favorisé ce carburant au détriment des autres. Et que se passe-t-il une fois que la majorité du parc automobile est convertie au diesel ? Réponse : on fait passer tous les propriétaires de véhicules roulant au diesel à la caisse, sous couvert d’écologie.

Conclusion

Si personne ne connaît les intentions profondes de l’État au sujet de l’immobilier, une chose reste plausible : un changement de politique bienveillante par rapport à la pierre. Le patrimoine des Français se compose, pour l’essentiel, d’immobilier et c’est là que réside le piège. Chaque ménage est à la merci d’un changement de fiscalité. Jouer à la roulette russe paraît moins risqué dans le contexte actuel.

Si le risque pèse déjà sur les ménages qui possèdent une résidence principale, le piège est encore plus grand pour ceux qui investissent dans le locatif. Alourdir la fiscalité, rendre impossible le remboursement des crédits pourrait être un moyen de saisir très facilement, et légalement, ces biens. À vil prix, bien entendu.

Coluche disait : « L’administration en France, c’est très fertile ! On plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts. » Il aurait pu ajouter à la liste les cercles de réflexion et autres “laboratoires d’idées” à la solde de l’État. © Laurent CRIADO pour Le Guide Immobilier

• Lire également Rénovation énergétique : énième taxe pour l’immobilier qui en compte déjà plus de 50 ?

                                     
À propos de l’auteur : entrepreneur et artisan depuis une quinzaine d’années, Laurent CRIADO est également fondateur du magazine LeGuideImmobilier.com et auteur des incontournables Guide pratique de l’achat immobilier et Guide pratique anti-cambriolage.

Agents immobiliers, Parasites, Menteurs, Voleurs, Escrocs #TAPINIMMO #PILORIMMO

• Remède à une fiscalité inique et insatiable : que le patrimoine des édiles incompétents et corrompus soit désormais garant de leur gabegie ordinaire !

Immobilier, la grosse vache à lait de l’État

Contributions, impôts et taxes divers, frais de notaire, TVA… nos législateurs ont mis au point une panoplie inégalée en Europe. Article de Pascal BEUVELET pour le Journal de l’Agence

Le patrimoine global des français est supérieur à 10.000 milliards d’euros sur lesquels l’immobilier représente près de 7.500 milliards. Ce fantastique bassin de recettes potentielles pour un État endetté ne peut qu’attiser la volonté d’impositions. Impositions d’autant plus faciles à mettre en œuvre puisqu’il s’agit de taxer un patrimoine parfaitement identifié (notre cadastre est très performant) et, comme son nom l’indique, totalement immobile.

Un logement vendu neuf supporte une fiscalité de 27 % du prix. 27 % ! Un chiffre record, là où la moyenne européenne est à 14,5 %. Sans compter les taxes d’aménagement régionale, départementale, communale, taxe sur les parkings et, pour compléter le tout, une taxe archéologique ! Ces taxes sont payées en amont par le promoteur et forcément répercutées dans le prix de vente. Comment s’étonner alors des prix de notre immobilier ?

Une somme de taxes de la détention à la vente

L’achat d’un bien dit ancien est lui aussi très pénalisé au profit des collectivités territoriale : une taxe communale égale à 1,20 % du prix de vente, une taxe départementale variable d’un département à l’autre (environ 3,6 %), plus les frais d’assiette et de recouvrement de 2,50 %, calculés sur le montant de la taxe départementale. Malheureusement, la fiscalité imposée à l’acquisition n’est qu’un début. Cette imposition “one shot” n’est rien en comparaison de l’écrasant cumul des taxes qui accompagnent le bien tout le temps de sa détention et jusqu’à sa revente. Taxe d’habitation, taxe foncière, revenus locatifs, plus-value immobilière, rien ne vous sera épargné.

Ainsi, l’envolée des taxes locales en raison de la baisse des dotations aux collectivités locales n’y est pas étrangère. Concernant la seule taxe foncière, l’UNPI a démontré qu’entre 2011 et 2016, elle a augmenté de 14,01 % en moyenne, pour rapporter 26,1 milliards d’euros en 2011 et 31,9 milliards en 2016. En comparaison, sur cette même période de cinq ans, l’inflation n’a progressé, elle, que de 3 % (Insee), les loyers de 3,76 % (Clameur) et le smic horaire de 6,24 % !

L’étude du cabinet d’avocats Fidal, commandée par la Fédération des promoteurs immobiliers de France, explique qu’un couple de classe moyenne avec deux enfants paie une taxe foncière 2,5 fois plus qu’un Anglais, 3 fois plus qu’un Allemand et 10 fois plus qu’un Hollandais !

Point d’orgue : l’impôt sur la fortune immobilière

Mais ce n’est pas assez. Souvenez-vous de la loi de finances 2014 qui a organisé l’augmentation des droits de mutation votée par les départements. Ceux-ci peuvent relever le taux des droits dus par l’acquéreur de 3,8 à 4,5 % !

Mais ce n’est pas encore assez. En 2014, il a été décidé une hausse de 20 % de la taxe d’habitation des propriétaires de résidences secondaires situées dans les zones dites tendues.

Mais ce n’est toujours pas assez. Il y a le nouvel impôt sur la fortune immobilière qui a perdu son qualificatif de solidarité. Une « exception française », vu son absence dans la plupart des autres pays du monde. Cet impôt varie de 0,5 à 1% sur la valeur du patrimoine immobilier des assujettis. Une fois de plus, il s’agit d’un impôt sur des biens acquis grâce à une épargne qui a déjà été taxée. Sans aucun doute, c’est bien l’immobilier la grosse vache à lait de l’État et ce sont très majoritairement les petits propriétaires qui en font les frais. Malgré cela, l’immobilier reste plus que jamais une valeur refuge. Les placements financiers n’ont quasiment plus de rendement et leur détention reste risquée. Quant aux revenus des retraites, nous savons que la garantie de leur niveau dans le temps n’est pas acquise, bien au contraire.

Aussi dans l’attente espérée de réformes salutaires pour réduire la pression fiscale mortifère et redonner confiance aux acteurs de l’économie, les taux devraient rester durablement contrôlés et bas. Dans ce contexte, les emprunteurs à long terme et à taux fixe bénéficient d’une excellente opportunité financière pour réaliser leur projet immobilier. © Pascal BEUVELET pour le Journal de l’Agence

Sources :

- Observatoire des taxes foncière de l’UNPI

- Étude de l’UNPI publiée dans la revue “25 Millions de Propriétaires”

• • • • • • • • • •